Voila un index des textes postés, afin qu'on les trouve facilement dans l'ordre chronologique.
Pour plus de clarté :
- Le compte des jours commence au premier texte.
- L'index contiendra des indications de temps.
J'utiliserais la case "localisation" pour indiquer où se passe la scène. Et la case "heure" indique le moment de la journée où se déroule l'action.
Attention, ce projet peut d'une manière général contenir des scènes à caractère violent ou sexuel. Les textes les plus violents, ou contenant des scènes de sexe seront signalés.
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Le père Méranars s'installa au pupitre qui avait été installé à son intention et prépara tout ce dont il pourrait avoir besoin pendant la réunion pour prendre des notes. Il vérifia avec une grande attention ses plumes, son encre et ses parchemins. Il ne faudrait pas qu'il soit obligé d'interompre le Conseil à cause d'un matériel défectueux. Le roi ne le supporterait sans doute pas, et lui-même se sentirait déshonnoré par une telle erreure.
Alors qu'il vérifiait ses feuille de vélins ses pensées s'égarèrent sur la réunion à venir et sur ceux qui y participeraient. Depuis la mort de son époux la duchesse de Bessara participait à tous les conseils. C'est état de fait pour le moins inhabituel mettait le prêtre un peu mal à l'aise. Que pouvait donc entendre une femme aux questions militaires ? A ses yeux le roi faisait preuve avec cette femme d'une trop grande indulgence. Il soupira en se souvenant de l'affaire du duel, que la duchesses et Lord de Réanark se soit un jour affronté à l'épée était tout simplement inadmissible ! Et pourtant, le roi avait seulement rit, il avait ensuite ordonné que cette affaire ne soit pas divulguée. Le prêtre était encore aujourd'hui outrée à l'idée que ni la duchesse ni le lord n'aient payé pour une telle impudence. Il soupira. Vraiment, il était grand temps que la couronne remarie cette intraitable femme.
Il alligna avec soin ses plumes et rassembla les documents qui seraient présentés au roi et ses conseillers. Les rapports de la frontière étaient particulièrement inquiétants. Il faudrait également décider du sort de la silice-nard capturée. S'il n'en tenait qu'à lui elle serait confiée aux inquisiteurs jusqu'à ce qu'elle réponde à toute leurs questions. Mais il était certain qu'au moins loin des membres de l'Assemblée s'opposerait à cela. Non pas par compassion, mais parce que cela faisait partie du jeu subtil qui opposait les seigneurs dans leur recherche du pouvoir. Il se demandait tout de même qui aurait le cran de prendre une telle position.
Ses yeux se posèrent sur le rapport de la frontière et son coeur se serra. Si réellement quelqu'un transmettait des informations à leur ennemi cela pourrait s'avérer véritablement dramatique. Mais comment le découvrirait-il si c'était vraiment le cas ? Le roi n'aprécierait pas de soupçonner ses conseillers. Et puis aprés tout, le traitre pouvait également être un officier de l'armée. Ou même un serviteur...
Le prêtre se passa une main sur le visage en soupirant. Le Conseil lui en apprendrait peut-être plus. Il se résolu donc à attendre la fin de celui-ci avant de donner au roi un quelconque avis.
Alors qu'il vérifiait ses feuille de vélins ses pensées s'égarèrent sur la réunion à venir et sur ceux qui y participeraient. Depuis la mort de son époux la duchesse de Bessara participait à tous les conseils. C'est état de fait pour le moins inhabituel mettait le prêtre un peu mal à l'aise. Que pouvait donc entendre une femme aux questions militaires ? A ses yeux le roi faisait preuve avec cette femme d'une trop grande indulgence. Il soupira en se souvenant de l'affaire du duel, que la duchesses et Lord de Réanark se soit un jour affronté à l'épée était tout simplement inadmissible ! Et pourtant, le roi avait seulement rit, il avait ensuite ordonné que cette affaire ne soit pas divulguée. Le prêtre était encore aujourd'hui outrée à l'idée que ni la duchesse ni le lord n'aient payé pour une telle impudence. Il soupira. Vraiment, il était grand temps que la couronne remarie cette intraitable femme.
Il alligna avec soin ses plumes et rassembla les documents qui seraient présentés au roi et ses conseillers. Les rapports de la frontière étaient particulièrement inquiétants. Il faudrait également décider du sort de la silice-nard capturée. S'il n'en tenait qu'à lui elle serait confiée aux inquisiteurs jusqu'à ce qu'elle réponde à toute leurs questions. Mais il était certain qu'au moins loin des membres de l'Assemblée s'opposerait à cela. Non pas par compassion, mais parce que cela faisait partie du jeu subtil qui opposait les seigneurs dans leur recherche du pouvoir. Il se demandait tout de même qui aurait le cran de prendre une telle position.
Ses yeux se posèrent sur le rapport de la frontière et son coeur se serra. Si réellement quelqu'un transmettait des informations à leur ennemi cela pourrait s'avérer véritablement dramatique. Mais comment le découvrirait-il si c'était vraiment le cas ? Le roi n'aprécierait pas de soupçonner ses conseillers. Et puis aprés tout, le traitre pouvait également être un officier de l'armée. Ou même un serviteur...
Le prêtre se passa une main sur le visage en soupirant. Le Conseil lui en apprendrait peut-être plus. Il se résolu donc à attendre la fin de celui-ci avant de donner au roi un quelconque avis.
- Localisation:Salle de Réunion au Manoir de la duchesse de Bessara
- Heure:Deuxième partie de la matinée
Les gens arrivaient de plus en plus nombreux au manoir de la duchesse. Les femmes portaient de superbes toilettes, des coiffures extravagantes, des talons si hauts qu’il se demandait en les observant comment elles faisaient pour marcher. Il chercha des yeux une femme en particulier, quand il la trouva ses lèvres s’étirèrent en un mince sourire. Ainsi Griffyn avait finit par se laisser enchainer par le mariage. Un grognement sourd accompagner d’un juron étouffé lui fit lever les yeux.
- Pourquoi laisse-t-on ce fils de traitre en vie ! cracha la jeune femme à mi-voix.
Le guerrier soupira avec lassitude, son équipière avait donc repérer Griffyn, elle pouvait continuer à fulminer à ce sujet pendant de trop longues heures.
- Ferme la Sylane. Je n’ai pas envie de t’entendre sur ce sujet pendant les quatre prochaines heures. Qu’est ce que ça peut faire qu’il soit en vie ou non ? Ce n’est pas lui le traitre, c’est son père.
La jeune femme ravala une réplique acerbe, après tout l’homme était son supérieur, elle ne pouvait pas désobéir en tout impunité. Elle ne lui en jeta pas moins un regard furieux qui le fit sourire.
- Allez, arrête. On n’est pas la pour ça, on doit simplement attendre la fin du Conseil.
- Pourquoi on ne se mêle pas aux invités ‘Shiva ?
L’espion soupira et s’installa plus confortablement dans les branches où ils étaient dissimulés. Au fils des années Lady Kiliana avait transformé par petite touches habiles le parc de son manoir en un lieu parfait pour observer tranquillement sans risquer d’être vu. Il vérifia que les lieux autours d’eux étaient bien déserts.
- Parce que tous les invités sont connus des autres... Et ça ne nous apprendrait rien. On attend Kiliana, elle nous donnera tout ce dont on a besoin.
- Elle prend de nombreux risques...
‘Shivanor approuva intérieurement, mais sa sœur n’était pas la seule, et de loin à courir des risques. Ses yeux se posèrent sur Griffyn, l Lord évoluait dans cet environnement avec assurance, mais un œil exercé pouvait noter une sorte de vide prés de lui. Parfois l’homme tendait la main, comme pour caresser un invisible animal, il se reprenait toujours au dernier moment.
- Où est son Familier ? demanda Sylane en faisant comme souvent échos à ses pensées.
- On dit qu’il a été tué dans un accident de chasse malheureux...
- Oh...
La jeune femme se tu, malgré son aversion pour l’homme elle reconnaissait la douleur de la perte d’un Familier. Elle resta un moment silencieuse avant de reprendre la parole.
- Un véritable accident ?
- Je ne pense pas. Dit tristement ‘Shivanor.
Sylane grogna, l’espion supposa que quel que soit son avis sur l’homme elle désapprouvait le meurtre pur et simple d’un Familier. ‘Shivanor ferma les yeux et soupira, ils allaient sans doute devoir attendre durant plusieurs heures.
- Pourquoi laisse-t-on ce fils de traitre en vie ! cracha la jeune femme à mi-voix.
Le guerrier soupira avec lassitude, son équipière avait donc repérer Griffyn, elle pouvait continuer à fulminer à ce sujet pendant de trop longues heures.
- Ferme la Sylane. Je n’ai pas envie de t’entendre sur ce sujet pendant les quatre prochaines heures. Qu’est ce que ça peut faire qu’il soit en vie ou non ? Ce n’est pas lui le traitre, c’est son père.
La jeune femme ravala une réplique acerbe, après tout l’homme était son supérieur, elle ne pouvait pas désobéir en tout impunité. Elle ne lui en jeta pas moins un regard furieux qui le fit sourire.
- Allez, arrête. On n’est pas la pour ça, on doit simplement attendre la fin du Conseil.
- Pourquoi on ne se mêle pas aux invités ‘Shiva ?
L’espion soupira et s’installa plus confortablement dans les branches où ils étaient dissimulés. Au fils des années Lady Kiliana avait transformé par petite touches habiles le parc de son manoir en un lieu parfait pour observer tranquillement sans risquer d’être vu. Il vérifia que les lieux autours d’eux étaient bien déserts.
- Parce que tous les invités sont connus des autres... Et ça ne nous apprendrait rien. On attend Kiliana, elle nous donnera tout ce dont on a besoin.
- Elle prend de nombreux risques...
‘Shivanor approuva intérieurement, mais sa sœur n’était pas la seule, et de loin à courir des risques. Ses yeux se posèrent sur Griffyn, l Lord évoluait dans cet environnement avec assurance, mais un œil exercé pouvait noter une sorte de vide prés de lui. Parfois l’homme tendait la main, comme pour caresser un invisible animal, il se reprenait toujours au dernier moment.
- Où est son Familier ? demanda Sylane en faisant comme souvent échos à ses pensées.
- On dit qu’il a été tué dans un accident de chasse malheureux...
- Oh...
La jeune femme se tu, malgré son aversion pour l’homme elle reconnaissait la douleur de la perte d’un Familier. Elle resta un moment silencieuse avant de reprendre la parole.
- Un véritable accident ?
- Je ne pense pas. Dit tristement ‘Shivanor.
Sylane grogna, l’espion supposa que quel que soit son avis sur l’homme elle désapprouvait le meurtre pur et simple d’un Familier. ‘Shivanor ferma les yeux et soupira, ils allaient sans doute devoir attendre durant plusieurs heures.
- Localisation:Parc du Manoir de Lady de Bessara
- Heure:Deuxième partie de la matinée
Sa Majesté Orën II était enfin seul dans ses appartements, dans quelques minutes il partirait pour le Grand Conseil qui aurait lieu au manoir de la duchesse de Bessara. Bien qu’appartenant à la gente féminine la Lady faisait comme toujours preuve d’une redoutable intelligence. Elle lui avait enlevé sans le savoir une longue et désagréable épine du pied en proposant d’organiser la cession du Conseil durant la réception. Bien sur il aurait trouvé une autre solution... Mais celle-ci convenait à merveille. L’homme s’assit à un vaste bureau et attrapas de quoi répondre à l’Evêque Selandru. Sa plume couru sur le parchemin, la réponse n’avait pas besoin d’être longue. Il reposa sa plume avant d’admirer un instant les fins déliés de son écriture. Enfin il scella le message et sonna un serviteur.
Il devait également prendre une décision à propos du duché de Silv-narad. Depuis que le duc était mort sans descendance la question était resté en suspend. Le roi avait bien sur en vue plusieurs personnes tout à fait capables. Mais il hésitait encore. Peut-être aussi devrait-il songer à remarier la duchesse de Bessara... Oh, bien sur elle gérait son domaine d’une main de maitre, mais ce genre de tâche ne convenait n rien à une femme de sa condition. L’antipathie réciproque que se vouait la Dame et Lord de Réanark était regrettable, ils auraient fait un admirable couple.
Le serviteur arriva enfin et le roi lui désigna le message.
- Cela doit être porté de toute urgence à l’Evêque. Sans le moindre retard.
L’homme s’inclina avec empressement attendant que le roi le congédie.
- Et tu nous apporteras le sceau du duché de Silv-narad.
Malgré son étonnement le serviteur se retira sans prononcer le moindre mot. Le roi le regarda s’éloigner avec un sourire aux lèvres. Un nouveau Duc mettrait de l’animation au sein des innombrables complots que pouvaient fomenter les nobles pour gagner des places plus importantes... La chose serait distrayante.
Il devait également prendre une décision à propos du duché de Silv-narad. Depuis que le duc était mort sans descendance la question était resté en suspend. Le roi avait bien sur en vue plusieurs personnes tout à fait capables. Mais il hésitait encore. Peut-être aussi devrait-il songer à remarier la duchesse de Bessara... Oh, bien sur elle gérait son domaine d’une main de maitre, mais ce genre de tâche ne convenait n rien à une femme de sa condition. L’antipathie réciproque que se vouait la Dame et Lord de Réanark était regrettable, ils auraient fait un admirable couple.
Le serviteur arriva enfin et le roi lui désigna le message.
- Cela doit être porté de toute urgence à l’Evêque. Sans le moindre retard.
L’homme s’inclina avec empressement attendant que le roi le congédie.
- Et tu nous apporteras le sceau du duché de Silv-narad.
Malgré son étonnement le serviteur se retira sans prononcer le moindre mot. Le roi le regarda s’éloigner avec un sourire aux lèvres. Un nouveau Duc mettrait de l’animation au sein des innombrables complots que pouvaient fomenter les nobles pour gagner des places plus importantes... La chose serait distrayante.
- Localisation:Les appartements privés du Roi
- Heure:Première partie de la matinée
Le 9 Ezdil de l’an de grâce 1734
Rapport de la garnison frontalière de Sirèna,
La pluie tombe maintenant depuis trois jours, la visibilité est exécrable et le temps de plus en plus froid. Je signale ces conditions pour expliquer pourquoi les sentinelles n’ont pas été en mesure de prévenir de la tentative d’assaut contre nos murailles. J’ai déjà signalé ce risque plusieurs fois. Nous sommes trop peu nombreux.
L’attaque a été repoussée mais le moral des hommes est au plus bas. Nous ne tiendrons plus très longtemps dans ces conditions.
Ecrit de ma main et authentifier de mon sceau.
Le 10 Ezdil de l’an de grâce 1734
Rapport de la garnison frontalière de Sirèna,
Aujourd’hui tout a été calme et la pluie a enfin cessé... Pour être remplacée par le brouillard. Les conditions sont difficiles mais les hommes sont soulagés de pouvoir enfin sécher. J’espère que l’ennemi ne va pas profiter de la situation pour nous attaquer en masse. Mais de tels espoirs sont souvent vains.
Ecrit de ma main et authentifier de mon sceau.
Le 11 Ezdil de l’an de grâce 1734
Rapport de la garnison frontalière de Sirèna,
Tout est calme. Nous lançons de petites expéditions de réapprovisionnement.
Ecrit de ma main et authentifier de mon sceau.
Le 12 Ezdil de l’an de grâce 1734
Rapport de la garnison frontalière de Sirèna,
Tout est calme. Les équipes de réapprovisionnement sont rentrée, le brouillard se lève.
Ecrit de ma main et authentifier de mon sceau.
Le 15 Ezdil de l’an de grâce 1734
Rapport de la garnison frontalière de Sirèna,
J’envoie ce rapport par mon cavalier le plus rapide. Il semble que nos ennemis soient informés des mouvements planifiés. La compagnie qui devait nous rejoindre a été décimée. Quelques survivants sont parvenus jusqu’à nos porte et nous ont mit en garde. C’est la seule chose qui nous a permit de résister. Nous sommes trop peu nombreux, et ils sont trop bien informés à notre propos.
Nous avons subit de lourdes pertes et nos guérisseurs ont été tués. Nous ne pourrons tenir... Et nos ennemis semblent avoir été informés du fait que la garnison, en sous-effectif, pourrait tomber facilement et leur permettre de pénétrer sur la terre de notre Saint Royaume. Je conjure sa Gracieuse Majesté de se pencher sur notre humble cas et de nous envoyer de l’aide.
Ecrit de ma main et authentifier de mon sceau.
Message scellé de Monseigneur l’Evêque Selandru, Grand Inquisiteur à Sa Royale Majesté.
Le message a été remis en main propre par un homme de confiance de l'Evêque qui a parcouru d'une traite le trajet depuis la frontière jusqu'à la capitale.
Le roi a répondu immédiatement au message.
Le message a été remis en main propre par un homme de confiance de l'Evêque qui a parcouru d'une traite le trajet depuis la frontière jusqu'à la capitale.
Le roi a répondu immédiatement au message.
A l’attention de sa gracieuse Majesté,
Je prends le risque d’encourir l’ire de votre royale personne en me dispensant des formules mais la situation est trop grave et bien trop urgente. Mes fonctions m’ont amenées récemment à faire une découverte de la plus haute importance.
Une hérétique que nous avons Questionné a avoué connaître l’existence d’un complot visant votre royale personne. Elle n’a malheureusement, et malgré tous nos efforts, pas survécu assez longtemps pour nous donner l’identité des traitres.
Mais il semblerait, et c’est la le plus terrible, qu’il y ait un ou plusieurs traitre dans votre entourage proche.
Soyez assuré que nous faisons tout notre possible pour trouver le plus rapidement possible les éléments manquants...
Avec tout mon dévouement,
Monseigneur Selandru, Grand Inquisiteur.
Le Lord tenait les rennes et conduisait la calèche d'une main douce et sûre. Il observait Séreanna du coin de l'œil, celle-ci restait silencieuse depuis leur départ. Peut-être parce qu'il l'avait privée de ses demoiselles de compagnie, ou bien encore à cause de la réprimande implicite qu'il lui avait faite quand elle lui avait demandé pourquoi il ne confiait pas une tache aussi basse que celle de mener les chevaux à un domestique. Il soupira intérieurement, comprendre les femmes, il y parvenait généralement sans difficulté. Comprendre les jeunes filles effarouchées était visiblement quelque chose de fort différent.
- Je suis navré de vous avoir obligé à vous passer de vos demoiselles de compagnies. dit-il finalement.
- Je n'ai pas à porter de jugements sur vos décisions mon époux.
Elle se tenait droite et fière mais elle semblait en cet instant si fragile... La soumission de la jeune femme le perturbait. N’existait-elle donc que pour accompli sa volonté ? Se voyait-elle réellement ainsi ?
- C’est ce que l’on vus a apprit ? demanda t-il en se tournant vers elle.
Séreanna le fixait avec stupéfaction.
- Bien sure ! Le devoir d’une femme est...
Sa voix se brisa et elle baissa brusquement les yeux. Griffyn attendit quelques instants. Quand il fut certain qu’elle ne reprendrait pas d’elle-même la parole il changea de siège pour se rapprocher d’elle.
- La raison pour laquelle je vous ai privé aujourd’hui de vos dames est la suivante ; il est des sujets qi ne concernent pas les domestiques. Je souhaitais vous entretenir de certains points, mais il semble qu’il y ait plus urgent...
L’un des chevaux renâcla, personne ne lui prêta attention. Griffyn prenait garde à la moindre de ses paroles. Cherchant le ton juste pour la rassurer il poursuivit.
- Si je vous le demande, me diriez vous quels sont, d’après ce que l’on vous a enseigné, les devoirs d’une femme envers son époux ? Quels qu’ils soient ?
Elle hocha timidement la tête et lui sourit avec toute la gentillesse qu’il pu exprimer.
- Une femme doit avant tout obéissance à son époux. Il est impensable qu’elle le contredise, ou fasse montre d’un quelconque désaccord en publique. Elle peut le faire en privé, si son époux l’y autorise.
La jeune femme prit une profonde inspiration afin de poursuivre tandis que le Lord retenait un commentaire agacé.
- Le premier devoir d’une épouse est... Est de donner un héritier à son seigneur.
Griffyn comprenait sans mal la peur qui transparaissait dans le ton de la jeune femme. Malgré ses efforts la nuit de noce avait été tout sauf agréable. Pas étonnant qu’elle craigne une nouvelle nuit avec lui.
- Elle doit également se comporter de manière impeccable, ne rien faire qui puisse causer la moindre gêne à son époux et...
- Ca ira... dit doucement Griffyn. Je comprends mieux maintenant.
Il soupira en voyant qu’elle se renfermait de nouveau sur elle-même.
- A-t-on pensé à vous dire que tous les hommes n’exigent pas cela ? demanda le Lord avec douceur. Je peux vous assurer que si le mariage a bien pour but de produire un héritier je ne suis pas pressé au point de vouloir brutaliser...
Les chevaux firent un léger écart et Griffyn se concentra sur la route pour essayer de comprendre ce qu’il s’était produit. Il ne remarqua rien de notable pourtant et ses pensées revinrent à son épouse. Celle-ci le fixait avec une sorte de curiosité. Peut-être finirait-elle par réussir à se détendre en sa présence, ou à lui faire confiance.
- Je ne suis pas digne de...
- De rien du tout. Ce n’est pas votre faute si nous avons été élevés différemment...
- Je suis navré de vous avoir obligé à vous passer de vos demoiselles de compagnies. dit-il finalement.
- Je n'ai pas à porter de jugements sur vos décisions mon époux.
Elle se tenait droite et fière mais elle semblait en cet instant si fragile... La soumission de la jeune femme le perturbait. N’existait-elle donc que pour accompli sa volonté ? Se voyait-elle réellement ainsi ?
- C’est ce que l’on vus a apprit ? demanda t-il en se tournant vers elle.
Séreanna le fixait avec stupéfaction.
- Bien sure ! Le devoir d’une femme est...
Sa voix se brisa et elle baissa brusquement les yeux. Griffyn attendit quelques instants. Quand il fut certain qu’elle ne reprendrait pas d’elle-même la parole il changea de siège pour se rapprocher d’elle.
- La raison pour laquelle je vous ai privé aujourd’hui de vos dames est la suivante ; il est des sujets qi ne concernent pas les domestiques. Je souhaitais vous entretenir de certains points, mais il semble qu’il y ait plus urgent...
L’un des chevaux renâcla, personne ne lui prêta attention. Griffyn prenait garde à la moindre de ses paroles. Cherchant le ton juste pour la rassurer il poursuivit.
- Si je vous le demande, me diriez vous quels sont, d’après ce que l’on vous a enseigné, les devoirs d’une femme envers son époux ? Quels qu’ils soient ?
Elle hocha timidement la tête et lui sourit avec toute la gentillesse qu’il pu exprimer.
- Une femme doit avant tout obéissance à son époux. Il est impensable qu’elle le contredise, ou fasse montre d’un quelconque désaccord en publique. Elle peut le faire en privé, si son époux l’y autorise.
La jeune femme prit une profonde inspiration afin de poursuivre tandis que le Lord retenait un commentaire agacé.
- Le premier devoir d’une épouse est... Est de donner un héritier à son seigneur.
Griffyn comprenait sans mal la peur qui transparaissait dans le ton de la jeune femme. Malgré ses efforts la nuit de noce avait été tout sauf agréable. Pas étonnant qu’elle craigne une nouvelle nuit avec lui.
- Elle doit également se comporter de manière impeccable, ne rien faire qui puisse causer la moindre gêne à son époux et...
- Ca ira... dit doucement Griffyn. Je comprends mieux maintenant.
Il soupira en voyant qu’elle se renfermait de nouveau sur elle-même.
- A-t-on pensé à vous dire que tous les hommes n’exigent pas cela ? demanda le Lord avec douceur. Je peux vous assurer que si le mariage a bien pour but de produire un héritier je ne suis pas pressé au point de vouloir brutaliser...
Les chevaux firent un léger écart et Griffyn se concentra sur la route pour essayer de comprendre ce qu’il s’était produit. Il ne remarqua rien de notable pourtant et ses pensées revinrent à son épouse. Celle-ci le fixait avec une sorte de curiosité. Peut-être finirait-elle par réussir à se détendre en sa présence, ou à lui faire confiance.
- Je ne suis pas digne de...
- De rien du tout. Ce n’est pas votre faute si nous avons été élevés différemment...
- Localisation:Sur le trajet en direction du Manoir de Lady de Bessara
- Heure:Première partie de la matinée
Seréanna terminait de s'appreter avec l'aide de ses deux demoiselles de compagnie. La jeune femme tremblait d'impatience alors que sa suivante arrangeait les dernières mèches de sa coiffure.
- Madame est sublime ! la complimenta l'une de ses dames de compagnie.
La jeune femme rougit violement et même la poudre de ses joues ne dissimula pas entièrement sa réaction. Immédiatement elle senti la honte l'envahir. Que lui prenait-il donc ? Ferait-elle preuve de vanité ? Céderait-elle si facilement au pêcher qui baignait ces lieux ? Elle ferma les yeux et laissa la suivante achever de la préparer. Quelqu'un tapa à la porte et elle sursauta légérement alors qu'autour d'elle les femmes murmuraient d'un air à la fois supris, excité et scandalisé. Seréanna ouvrit les yux et découvrit avec stupeur le reflet deson époux dans le miroir.
- Vous êtes superbe Seréanna, mais il faut nous hater ou nous commetrions l'impardonable impaire d'arriver en retard à la réception de la Duchesse de Bessara...
La jeune femme sursauta, elle n'avait pas su jusque là de qui venait l'invitation à laquelle ils répondaient. La nouvelle avait fait disparaitre avec une stupéfiante rapidité sa bonne hummeur. Seréanna n'avait eut que peu d'occasion de rencontrer Lady Kiliana. Mais de ces quelques rencontres elle ne conservait qu'une impression, la duchesse l'effrayait, non seulement elle l'effrayait, mais Seréanna se sentait extrêmentment déplacée en sa présence. Une ancienne rivalité opposait son époux à cette séduisante femme et chacune de leur rencontre devenait le théatre d'échanges aussi subtiles que fielleux. La duchesse eut-elle était un homme que ces deux êtres se serrez sans doute entretuer en duel. Désormais Lady Kiliana avait une autre cible. La jeune épouse du Lord.
- Lady Kiliana ? ne pu s'empêcher de laissa échapper la jeune femme.
Son époux émit un son incopréhensible qui semblait tenir du grondement animal plus que d'une parole humaine et haussa finallement les épaules.
- Je suis navré. J'aurais voulu vous évitez les désagréments d'une telle réception, mais on ne refuse rien au roi, et le Conseil auquel je dois me rendre aura lieu la-bas...
La jeune femme hocha grâcieusement la tête, faisant contre mauvaise fortune bon coeur et prenant sur elle-même. Son époux eut un sourire approbateur. Séreanna se senti rougir, l'attention que lui portait son époux était pour elle un chose encore tout à fait nouvelle et inhabituelle. Elevée comme elle l'avait été par les soeur elle ne pouvait qu'en être génée. Pourtant aucune de ses suivantes ne semblait trouver inconvenant la présence de cet homme alors qu'elles achevaient de la préparer.
- Montez vous à cheval ? demanda soudain le Lord en changeant complétement de sujet.
Ce revirement surprit Séreanna au plus au point, elle ne pu s'empêcher de se trouner vers son époux, ce qui lui valut une réprimande de la part de sa coiffeuse. Elle le fixa avec stupeur. Il ne pouvait tout de même pas penser réellement ce qu'il disait ! Un regard lui apprit pourtant qu'il avait l'air on ne peut plus sincère et sérieux.
- Vous n'y pensez pas !
Elle se figea immédiatement, le ton indigné et l'exclamation qu'elle venait de laisser échapper ne pouvait être considéré que come une parfaite preuve d'insolence. Elle se plaqua une main sur les lèvres et baissa honteusement les yeux. Elle n'osa pas les relever pour connaitre la réaction du Lord. Celui-ci resta un moment silencieux pendant que la coiffeuse s'affairait.
- Considérez vous cela comme une activitée inconvenante à une femme ? demanda t-il finalement avec une ouceur qui surprit la jeune femme.
Aprés un tel éclat de sa part il ne pouvait qu'être en colère... Aucun homme sans doute n'acceptait de se laisser parler ainsi par son épouse. La jeune femme balbutia des excuses. Le lord laissa échapper un long soupir qui confirma les craintes de Séréanna. Il ne pouvait qu'être furieu contre elle.
- Et bien nous prendrons la calèche. dit simplement son époux.
- Madame est sublime ! la complimenta l'une de ses dames de compagnie.
La jeune femme rougit violement et même la poudre de ses joues ne dissimula pas entièrement sa réaction. Immédiatement elle senti la honte l'envahir. Que lui prenait-il donc ? Ferait-elle preuve de vanité ? Céderait-elle si facilement au pêcher qui baignait ces lieux ? Elle ferma les yeux et laissa la suivante achever de la préparer. Quelqu'un tapa à la porte et elle sursauta légérement alors qu'autour d'elle les femmes murmuraient d'un air à la fois supris, excité et scandalisé. Seréanna ouvrit les yux et découvrit avec stupeur le reflet deson époux dans le miroir.
- Vous êtes superbe Seréanna, mais il faut nous hater ou nous commetrions l'impardonable impaire d'arriver en retard à la réception de la Duchesse de Bessara...
La jeune femme sursauta, elle n'avait pas su jusque là de qui venait l'invitation à laquelle ils répondaient. La nouvelle avait fait disparaitre avec une stupéfiante rapidité sa bonne hummeur. Seréanna n'avait eut que peu d'occasion de rencontrer Lady Kiliana. Mais de ces quelques rencontres elle ne conservait qu'une impression, la duchesse l'effrayait, non seulement elle l'effrayait, mais Seréanna se sentait extrêmentment déplacée en sa présence. Une ancienne rivalité opposait son époux à cette séduisante femme et chacune de leur rencontre devenait le théatre d'échanges aussi subtiles que fielleux. La duchesse eut-elle était un homme que ces deux êtres se serrez sans doute entretuer en duel. Désormais Lady Kiliana avait une autre cible. La jeune épouse du Lord.
- Lady Kiliana ? ne pu s'empêcher de laissa échapper la jeune femme.
Son époux émit un son incopréhensible qui semblait tenir du grondement animal plus que d'une parole humaine et haussa finallement les épaules.
- Je suis navré. J'aurais voulu vous évitez les désagréments d'une telle réception, mais on ne refuse rien au roi, et le Conseil auquel je dois me rendre aura lieu la-bas...
La jeune femme hocha grâcieusement la tête, faisant contre mauvaise fortune bon coeur et prenant sur elle-même. Son époux eut un sourire approbateur. Séreanna se senti rougir, l'attention que lui portait son époux était pour elle un chose encore tout à fait nouvelle et inhabituelle. Elevée comme elle l'avait été par les soeur elle ne pouvait qu'en être génée. Pourtant aucune de ses suivantes ne semblait trouver inconvenant la présence de cet homme alors qu'elles achevaient de la préparer.
- Montez vous à cheval ? demanda soudain le Lord en changeant complétement de sujet.
Ce revirement surprit Séreanna au plus au point, elle ne pu s'empêcher de se trouner vers son époux, ce qui lui valut une réprimande de la part de sa coiffeuse. Elle le fixa avec stupeur. Il ne pouvait tout de même pas penser réellement ce qu'il disait ! Un regard lui apprit pourtant qu'il avait l'air on ne peut plus sincère et sérieux.
- Vous n'y pensez pas !
Elle se figea immédiatement, le ton indigné et l'exclamation qu'elle venait de laisser échapper ne pouvait être considéré que come une parfaite preuve d'insolence. Elle se plaqua une main sur les lèvres et baissa honteusement les yeux. Elle n'osa pas les relever pour connaitre la réaction du Lord. Celui-ci resta un moment silencieux pendant que la coiffeuse s'affairait.
- Considérez vous cela comme une activitée inconvenante à une femme ? demanda t-il finalement avec une ouceur qui surprit la jeune femme.
Aprés un tel éclat de sa part il ne pouvait qu'être en colère... Aucun homme sans doute n'acceptait de se laisser parler ainsi par son épouse. La jeune femme balbutia des excuses. Le lord laissa échapper un long soupir qui confirma les craintes de Séréanna. Il ne pouvait qu'être furieu contre elle.
- Et bien nous prendrons la calèche. dit simplement son époux.
- Localisation:Appartements du seigneur de Réanark au palais royal
- Heure:Première partie de la matinée
Les appartements étaient silencieux et semblaient déserts. Du moins en apparence. Griffyn évoluait à la Coure depuis trop longtemps pour ne pas ses méfier des passages secret et des judas. Il se servit un nouveau verre de liqueur et souffla la bougie, laissant la seule lueur de la lune éclairer la pièce. Le courtisant s'enfonça dans l'un des profond fauteuil, désormais seul ses jambe et parfois ses mains étaient encore éclairées par la lumière pal de la lune. Maintenant que son visage se trouvait dans l'obscurité Griffyn pu se permettre de se détendre et de laisser glisser le masque qu'il gardait en permanence sur son visage. Il laissa échapper un long soupir silencieux et passa machinalement une main dans ses cheveux. Lyor lui manquait cruellement et cela ajoutait encore à ses fardeaux. Ses pensées s'envolèrent vers la chambre voisine où dormait sa jeune épouse. Il n'avait pas souhaité ce mariage, et comme il l'avait déjà dit il aurait de loin préféré une épouse moins décorative mais possédant plus d'esprit. Les paroles prononcées par Lady Kiliana de Bessara lui revinrent à l'esprit, peut-être en effet devrait-il prendre le temps de mieux connaitre Seréanna. Il sourit en repensant à cette conversation ainsi qu'au circonstance dans lesquelles elle avait eut lieu...
Kiliana se blottie contre lui et repoussa une mèche de cheveux noirs qui la chatouillait.
- Tu n'aurais pas du venir... lui reprocha t-elle à mis voix.
- Tu t'en plains ? rétorqua Griffyn d'une voix presque froide.
La jeune femme se redressa à demie et le fixa d'un air quelque peu surpris. La flamme vacillante de la bougie projetait des ombres dansante sur le beau visage de Kiliana et Griffyn songea qu'il aurait voulu que ce soit elle qui porte désormais le titre de Lady de Réanark. Il le lui dit d'une voix machinale en la reprenant dans ses bras.
- Tu es un idiot Griffyn, acceptes de lui laisser une chance, au moins une...
Kiliana prononça ces mots en lui mordillant le cou et en riant doucement. Son amant secoua la tête.
- Tu as dit toi même que je n'aurais pas du venir.
- En effet. Te trouver dans le lit d'une autre femme que ton épouse le lendemain de tes noces est en effet une erreur d'aprés moi. Mais non, je ne m'en plains pas et tu le sais trés bien.
Griffyn la serra contre lui en souriant et enfouit son visage dans l'opulente chevelure rousse de sa compagne en soupirant. Il resta silencieux quand elle reprit la parole. Il ne savait que trop bien qu'elle avait raison.
- Je sais aussi qu'il n'y a rien de possible entre nous et j'ai plus de bon sens que toi. A défaut de l'aimer du dois réussir à faire d'elle une amie. Sinon ta vie deviendras si compliquée que tu te trahiras.
Le lord soupira et ferma les yeux.
- Que veux tu que je fasse ?
- Fais en sorte qu'elle tombe amoureuse, attaches la à toi, fais en sorte qu'elle n'ai ni raison ni désir de te trahir. Aimes la... Aimes la au moins un peu Gryffin.
Dans son fauteuil Grriffyn soupira de nouveau et secoua la tête. Kiliana avait eut raison, comme toujours, mais il n'avait aucune idée de la manière dont il pourrait s'y prendre pour obéir à ses conseils... Il ferma les yeux, Seréanna n'était préoccupée que par ce que les sœur lui avait enseigné au couvent. Même les belles toilettes ne semblait pas l'interresser. Il n'avait pas osé confier à Kiliana le principal problème. Il n'arrivait d'ailleurs pasà s'expliquer la raison de son silence. Peut-être se sentait-il trop décontenancé. Il n'avait jamais vraiment rencontré de difficulté pour séduire une femme. Parfois il échouait, parfois un autre homme avait plus de pouvoir, ou de savoir faire que lui dans ce domaine. Il ne prétendait pas être irrésistible, mais il savait qu'il séduisait et il savait comment séduire. Face à Seréanna il se sentait totalement dérouté. Elle avait peur. Non, elle était même terrifiée. Qu'une femme ait peur, ou soit tendue... rien de plus naturel, mais la peur de son épouse était différente. Il n'avait jamais rencontré une femme qui se sente à ce point terrifiée par l'acte charnelle. Griffyn maudit mentalement l'Eglise et ses serviteurs. La raison de la peur de la jeune femme était facile à deviner... trés facile en vérité, elle considérait le plaisir comme le plus mortel des pêchers Comment dans ces conditions parvenir à la séduire ? Le lord termina son verre. Evidement la séduire était sans doute possible, mais était-ce réellement la bonne solution ? Il n'en était pas certain.
Il se leva et traversa les appartements qui lui étaient désormais aussi familier que le château de son domaine. Il fit un détour par la partie généralement réservée aux femmes et regretta cet état de fait. Les choses auraient peut-être étaient plus simple si une certaine promiscuité était instaurée sans choix possible. Silencieusement il ouvrit la porte et se glissa dans la pièce, dans l'âtre le feu achevait de se consumer et n'éclairait que faiblement la pièce. Seréanna dormait profondément, le drap et la couverture avaient glissés. Griffyn regarda un moment son épouse dormir, elle portait une simple chemise de nuit en tissus léger et semblait pour une fois paisible et détendue. Mais elle avait également l'air trop jeune. Malgré ses dix-huit ans elle semblait être encore une enfant. En cet instant il songeait qu'il serait facile de l'aimer et de la protéger. Il remit draps et couverture en place avant d'effleurer d'une main légère ses fin cheveux d'or pale. Il ferma les yeux, les cheveux de la jeune femme étaient si soyeux sous ses doigts, il imaginait sans mal ce qu'aurait pu être leur nuit si elle avait été élevée autrement. Puis ses pensées s'envolèrent de nouveau et il imagina une autre femme à la place de la sienne. La sienne... Il sursauta et revint à la réalité. "La sienne"... Il devait se faire à cette idée. Il la regarda dormir encore quelque minutes avant de ressortir toujours en silence.
Kiliana se blottie contre lui et repoussa une mèche de cheveux noirs qui la chatouillait.
- Tu n'aurais pas du venir... lui reprocha t-elle à mis voix.
- Tu t'en plains ? rétorqua Griffyn d'une voix presque froide.
La jeune femme se redressa à demie et le fixa d'un air quelque peu surpris. La flamme vacillante de la bougie projetait des ombres dansante sur le beau visage de Kiliana et Griffyn songea qu'il aurait voulu que ce soit elle qui porte désormais le titre de Lady de Réanark. Il le lui dit d'une voix machinale en la reprenant dans ses bras.
- Tu es un idiot Griffyn, acceptes de lui laisser une chance, au moins une...
Kiliana prononça ces mots en lui mordillant le cou et en riant doucement. Son amant secoua la tête.
- Tu as dit toi même que je n'aurais pas du venir.
- En effet. Te trouver dans le lit d'une autre femme que ton épouse le lendemain de tes noces est en effet une erreur d'aprés moi. Mais non, je ne m'en plains pas et tu le sais trés bien.
Griffyn la serra contre lui en souriant et enfouit son visage dans l'opulente chevelure rousse de sa compagne en soupirant. Il resta silencieux quand elle reprit la parole. Il ne savait que trop bien qu'elle avait raison.
- Je sais aussi qu'il n'y a rien de possible entre nous et j'ai plus de bon sens que toi. A défaut de l'aimer du dois réussir à faire d'elle une amie. Sinon ta vie deviendras si compliquée que tu te trahiras.
Le lord soupira et ferma les yeux.
- Que veux tu que je fasse ?
- Fais en sorte qu'elle tombe amoureuse, attaches la à toi, fais en sorte qu'elle n'ai ni raison ni désir de te trahir. Aimes la... Aimes la au moins un peu Gryffin.
Dans son fauteuil Grriffyn soupira de nouveau et secoua la tête. Kiliana avait eut raison, comme toujours, mais il n'avait aucune idée de la manière dont il pourrait s'y prendre pour obéir à ses conseils... Il ferma les yeux, Seréanna n'était préoccupée que par ce que les sœur lui avait enseigné au couvent. Même les belles toilettes ne semblait pas l'interresser. Il n'avait pas osé confier à Kiliana le principal problème. Il n'arrivait d'ailleurs pasà s'expliquer la raison de son silence. Peut-être se sentait-il trop décontenancé. Il n'avait jamais vraiment rencontré de difficulté pour séduire une femme. Parfois il échouait, parfois un autre homme avait plus de pouvoir, ou de savoir faire que lui dans ce domaine. Il ne prétendait pas être irrésistible, mais il savait qu'il séduisait et il savait comment séduire. Face à Seréanna il se sentait totalement dérouté. Elle avait peur. Non, elle était même terrifiée. Qu'une femme ait peur, ou soit tendue... rien de plus naturel, mais la peur de son épouse était différente. Il n'avait jamais rencontré une femme qui se sente à ce point terrifiée par l'acte charnelle. Griffyn maudit mentalement l'Eglise et ses serviteurs. La raison de la peur de la jeune femme était facile à deviner... trés facile en vérité, elle considérait le plaisir comme le plus mortel des pêchers Comment dans ces conditions parvenir à la séduire ? Le lord termina son verre. Evidement la séduire était sans doute possible, mais était-ce réellement la bonne solution ? Il n'en était pas certain.
Il se leva et traversa les appartements qui lui étaient désormais aussi familier que le château de son domaine. Il fit un détour par la partie généralement réservée aux femmes et regretta cet état de fait. Les choses auraient peut-être étaient plus simple si une certaine promiscuité était instaurée sans choix possible. Silencieusement il ouvrit la porte et se glissa dans la pièce, dans l'âtre le feu achevait de se consumer et n'éclairait que faiblement la pièce. Seréanna dormait profondément, le drap et la couverture avaient glissés. Griffyn regarda un moment son épouse dormir, elle portait une simple chemise de nuit en tissus léger et semblait pour une fois paisible et détendue. Mais elle avait également l'air trop jeune. Malgré ses dix-huit ans elle semblait être encore une enfant. En cet instant il songeait qu'il serait facile de l'aimer et de la protéger. Il remit draps et couverture en place avant d'effleurer d'une main légère ses fin cheveux d'or pale. Il ferma les yeux, les cheveux de la jeune femme étaient si soyeux sous ses doigts, il imaginait sans mal ce qu'aurait pu être leur nuit si elle avait été élevée autrement. Puis ses pensées s'envolèrent de nouveau et il imagina une autre femme à la place de la sienne. La sienne... Il sursauta et revint à la réalité. "La sienne"... Il devait se faire à cette idée. Il la regarda dormir encore quelque minutes avant de ressortir toujours en silence.
- Localisation:Appartement du seigneur de Réanark au palais royal
- Heure:Deuxième parti de soirée, avant de se coucher.
- C'est un plaisir que d'être reçu par vous Lord Griffyn... murmura le prêtre d'une voix onctueuse.
Il s'installa dans un fauteuil et accepta le verre que lui tendit son interlocuteur. Les deux hommes offraient un saisissant contraste. Le père Méranars était un homme d'une cinquantaine d'année au visage rond et bienveillant. Son crâne commençait à se dégarnir, et étant un homme de fois il n'avait pas cédé à la mode des perruques poudrées. De taille moyenne et possédant un certain embonpoint, il avait tout du prêtre campagnard et nul n'aurait deviné qu'il cachait sous ses airs débonnaires une intelligence aussi acéré que celle des cardinaux qui résidaient à la coure. Face à lui le seigneur Griffyn de Réanark était resté debout, lui non plus ne ressemblait pas à l'image qu'on se faisait généralement d'un noble et d'un courtisant de haut rang. L'homme aurait sans doute était bien plus à son aise sur un champ de bataille. Grand et mince, il avait l'allure et le port d'un guerrier. Ses yeux gris se posaient généralement sur son entourage avec froideur et il conservait toujours une certaine distance quelque peu dédaigneuse avec autrui. En observant les traits fins de son visage et son opulente chevelure noire le prêtre le comparait à un ange déchu. Il chassa bien vite cette comparaison, on décrivait trop souvent les anges comme des créatures neutres, voir féminine. Et cet homme, malgré sa beauté, ses longs cils ou ses traits parfait n'avait rien de féminin en lui.
- Nous savons fort bien tous deux à qui nous nous adressons réellement... Peut-être pourrions nous mettre de côté les formules de politesses et les rond de jambes inutiles ?
La voix était grave et chaude, légèrement moqueuse et le prêtre se souvint de ce que l'on disait du seigneur de Réanark. Cet homme était dangereux parce qu'on sous estimé trop souvent son intelligence ou sa subtilité. Dangereux aussi par son charisme qui lui attirait d'incompréhensibles loyautés... Et dangereux encore parce que personne n'était capable d'affirmer avec certitude où allait la loyauté de cet homme.
- Il est vrai que ce serait un considérable gain de temps. Savez vous qu'elle sera le sujet aborder en premier lieu lors du Grand Conseil de demain ?
Griffyn secoua doucement la tête, visiblement peu gêner d'ignorer une telle chose. Le prêtre réfléchit rapidement et décida de réserver son jugement. L'information qu'il avait en sa possession était extrêmement récente. Ce n'était d'ailleurs qu'une carte parmi d'autre et il ne doutait pas que son interlocuteur possède lui aussi quelques atouts importants. Griffyn s'installa dans un fauteuil et tendit machinalement la main vers le sol comme pour caresser un invisible chien avant de s'arrêter. Le geste d'un homme habitué à la présence de son Familier.
- Le roi m'a fait l'honneur comme vous le savez de m'offrir une épouse tout à fait charmante, mais hélas un peu jeune d'après moi pour affronter les griffes des harpies présentes à la Cour. On pardonnera j'espère ma faiblesse qui fut d'avoir tenter de lui facilité cette première semaine. Il semble que cela ait pour un temps fait baisser mon efficacité...
Le prêtre hocha la tête avec un sourire plein de douceur.
- On pardonnerait bien des chose à une si charmante Lady...
Il avait en effet fait la connaissance de Lady Seréanna quelques jours auparavant. D'après lui cette enfant n'était pas en mesure d'affronter la coure et ses intrigues. Le choix ne lui serait pourtant pas donner et Lord Griffyn aurait sans doute à coeur de lui éviter les erreurs qui pouvaient facilement lui attirer nombre d'ennuis. Que sa femme soit séduite et abusée par un autre seigneur par exemple et son honneur pourrait s'en trouvé compromis.
- Le roi semble vouloir pimenter le jeu des intrigues en me jetant dans les bras une telle tête de linotte. soupira t-il. Trés décorative évidement, mais cette pauvre enfant ne rêve que de retourner au couvent dans lequel elle fut élevée.
Le père Méranars ne put s'empêcher de rire doucement à cette affirmation.
- Elle a dix-huit ans... Vous pouvez au moins avoir la satisfaction de ne pas avoir trente ans de différence se dresser entre vous...
- Sans doute, mais cela ne change pas grand chose. Une épouse capable d'éviter d'elle même les ennuis m'aurait... J'aurais préféré.
Contre toute attente Griffyn se mit à rire avec une expression joyeuse sur le visage.
- Je suis navré mon Père, nous ne sommes bien sur pas ici pour parler de mon mariage ou de ma ravissante épouse.
- La cérémonie était pourtant particulièrement réussie... Mais dites moi, est-il vrai que vous avez quittez le théâtre au beau milieu de la représentation ce soir ?
Le courtisant aux airs de guerrier hocha la tête et haussa les épaules avec un fascinante désinvolture.
- Seréanna se sentait mal. dit-il simplement en balayant d'un simple geste de main l'insulte faite au roi en quittant le théâtre avant lui.
Le prêtre revit à la hausse l'inconscience de l'homme qui se trouvait en face de lui. A moins que les choses ne soient plus complexes encore qu'en apparence. Les subtilités régissant les relations au sein de la Cour donnaient parfois le vertige au prêtre qui avait pourtant l'habitude d'évoluer dans cet univers.
- Savez vous qu'une silice-närd a été capturée et amené à la Cour ?
Méranars admira alors la maitrise dont fit preuve le lord. Seuls ses yeux trahir trés brièvement un sentiment différent de l'intérêt poli qu'affichait son visage. Mais cette lueur disparue trop vite pour le le prêtre puisse l'identifier.
- Ah ? Je croyais que ces créatures du diable ne s'aventurer jamais en terre sainte...
Le ton de Griffyn ne trahissait qu'un vif intérêt semblable à celui de n'importe quel homme à l'évocation de l'une de ces créatures. Le père Méranars commença en cet instant à douter des informations qu'il avait reçut.
- On raconte que vous connaissez bien cette race...
- "Bien" est un grand mot, l'occasion m'a en effet était donne de rencontrer ces créatures. J'ai également apprit quelques rudiments de leur langues car au delà des terres de notre sainte église elles sont bien plus courantes et il faut souvent traiter avec elle. Mais mes connaissance en ce domaine se limitent à quelques règles de courtoisies trés élémentaires et assez de vocabulaire pour demander mon chemin.
Les lèvres du prêtres s'étirèrent en un fin sourire alors que Griffyn évoquait avec désinvoltures ses connaissances. Finalement ses supérieurs avaient sous-estimé cet homme décida t-il. En effet Méranars ne trouvait rien dans le ton, les paroles ou l'attitude du lord le moindre indice qui aurait pu lui permettre de deviner si l'homme mentait ou non. Le regard franc de Griffyn ne scillier pas et il fixait le prêtre avec un intérêt non feint. sa seule faiblesse avait été de trahir le manque qu'il ressentait en l'absence de son Familier lorsqu'il avait machinalement tendue la main. Le prêtre ne pouvait reprocher ce geste au lord, lui-même n'avait pas de Familier, mais on lui avait souvent répété ce que l'on ressentait lorsque l'on en possédait un. L'Église définissait les Familier comme un don de Dieu, mais le prêtre soupçonnait parfois autre chose, sans vraiment parvenir à définir son impression.
Il s'installa dans un fauteuil et accepta le verre que lui tendit son interlocuteur. Les deux hommes offraient un saisissant contraste. Le père Méranars était un homme d'une cinquantaine d'année au visage rond et bienveillant. Son crâne commençait à se dégarnir, et étant un homme de fois il n'avait pas cédé à la mode des perruques poudrées. De taille moyenne et possédant un certain embonpoint, il avait tout du prêtre campagnard et nul n'aurait deviné qu'il cachait sous ses airs débonnaires une intelligence aussi acéré que celle des cardinaux qui résidaient à la coure. Face à lui le seigneur Griffyn de Réanark était resté debout, lui non plus ne ressemblait pas à l'image qu'on se faisait généralement d'un noble et d'un courtisant de haut rang. L'homme aurait sans doute était bien plus à son aise sur un champ de bataille. Grand et mince, il avait l'allure et le port d'un guerrier. Ses yeux gris se posaient généralement sur son entourage avec froideur et il conservait toujours une certaine distance quelque peu dédaigneuse avec autrui. En observant les traits fins de son visage et son opulente chevelure noire le prêtre le comparait à un ange déchu. Il chassa bien vite cette comparaison, on décrivait trop souvent les anges comme des créatures neutres, voir féminine. Et cet homme, malgré sa beauté, ses longs cils ou ses traits parfait n'avait rien de féminin en lui.
- Nous savons fort bien tous deux à qui nous nous adressons réellement... Peut-être pourrions nous mettre de côté les formules de politesses et les rond de jambes inutiles ?
La voix était grave et chaude, légèrement moqueuse et le prêtre se souvint de ce que l'on disait du seigneur de Réanark. Cet homme était dangereux parce qu'on sous estimé trop souvent son intelligence ou sa subtilité. Dangereux aussi par son charisme qui lui attirait d'incompréhensibles loyautés... Et dangereux encore parce que personne n'était capable d'affirmer avec certitude où allait la loyauté de cet homme.
- Il est vrai que ce serait un considérable gain de temps. Savez vous qu'elle sera le sujet aborder en premier lieu lors du Grand Conseil de demain ?
Griffyn secoua doucement la tête, visiblement peu gêner d'ignorer une telle chose. Le prêtre réfléchit rapidement et décida de réserver son jugement. L'information qu'il avait en sa possession était extrêmement récente. Ce n'était d'ailleurs qu'une carte parmi d'autre et il ne doutait pas que son interlocuteur possède lui aussi quelques atouts importants. Griffyn s'installa dans un fauteuil et tendit machinalement la main vers le sol comme pour caresser un invisible chien avant de s'arrêter. Le geste d'un homme habitué à la présence de son Familier.
- Le roi m'a fait l'honneur comme vous le savez de m'offrir une épouse tout à fait charmante, mais hélas un peu jeune d'après moi pour affronter les griffes des harpies présentes à la Cour. On pardonnera j'espère ma faiblesse qui fut d'avoir tenter de lui facilité cette première semaine. Il semble que cela ait pour un temps fait baisser mon efficacité...
Le prêtre hocha la tête avec un sourire plein de douceur.
- On pardonnerait bien des chose à une si charmante Lady...
Il avait en effet fait la connaissance de Lady Seréanna quelques jours auparavant. D'après lui cette enfant n'était pas en mesure d'affronter la coure et ses intrigues. Le choix ne lui serait pourtant pas donner et Lord Griffyn aurait sans doute à coeur de lui éviter les erreurs qui pouvaient facilement lui attirer nombre d'ennuis. Que sa femme soit séduite et abusée par un autre seigneur par exemple et son honneur pourrait s'en trouvé compromis.
- Le roi semble vouloir pimenter le jeu des intrigues en me jetant dans les bras une telle tête de linotte. soupira t-il. Trés décorative évidement, mais cette pauvre enfant ne rêve que de retourner au couvent dans lequel elle fut élevée.
Le père Méranars ne put s'empêcher de rire doucement à cette affirmation.
- Elle a dix-huit ans... Vous pouvez au moins avoir la satisfaction de ne pas avoir trente ans de différence se dresser entre vous...
- Sans doute, mais cela ne change pas grand chose. Une épouse capable d'éviter d'elle même les ennuis m'aurait... J'aurais préféré.
Contre toute attente Griffyn se mit à rire avec une expression joyeuse sur le visage.
- Je suis navré mon Père, nous ne sommes bien sur pas ici pour parler de mon mariage ou de ma ravissante épouse.
- La cérémonie était pourtant particulièrement réussie... Mais dites moi, est-il vrai que vous avez quittez le théâtre au beau milieu de la représentation ce soir ?
Le courtisant aux airs de guerrier hocha la tête et haussa les épaules avec un fascinante désinvolture.
- Seréanna se sentait mal. dit-il simplement en balayant d'un simple geste de main l'insulte faite au roi en quittant le théâtre avant lui.
Le prêtre revit à la hausse l'inconscience de l'homme qui se trouvait en face de lui. A moins que les choses ne soient plus complexes encore qu'en apparence. Les subtilités régissant les relations au sein de la Cour donnaient parfois le vertige au prêtre qui avait pourtant l'habitude d'évoluer dans cet univers.
- Savez vous qu'une silice-närd a été capturée et amené à la Cour ?
Méranars admira alors la maitrise dont fit preuve le lord. Seuls ses yeux trahir trés brièvement un sentiment différent de l'intérêt poli qu'affichait son visage. Mais cette lueur disparue trop vite pour le le prêtre puisse l'identifier.
- Ah ? Je croyais que ces créatures du diable ne s'aventurer jamais en terre sainte...
Le ton de Griffyn ne trahissait qu'un vif intérêt semblable à celui de n'importe quel homme à l'évocation de l'une de ces créatures. Le père Méranars commença en cet instant à douter des informations qu'il avait reçut.
- On raconte que vous connaissez bien cette race...
- "Bien" est un grand mot, l'occasion m'a en effet était donne de rencontrer ces créatures. J'ai également apprit quelques rudiments de leur langues car au delà des terres de notre sainte église elles sont bien plus courantes et il faut souvent traiter avec elle. Mais mes connaissance en ce domaine se limitent à quelques règles de courtoisies trés élémentaires et assez de vocabulaire pour demander mon chemin.
Les lèvres du prêtres s'étirèrent en un fin sourire alors que Griffyn évoquait avec désinvoltures ses connaissances. Finalement ses supérieurs avaient sous-estimé cet homme décida t-il. En effet Méranars ne trouvait rien dans le ton, les paroles ou l'attitude du lord le moindre indice qui aurait pu lui permettre de deviner si l'homme mentait ou non. Le regard franc de Griffyn ne scillier pas et il fixait le prêtre avec un intérêt non feint. sa seule faiblesse avait été de trahir le manque qu'il ressentait en l'absence de son Familier lorsqu'il avait machinalement tendue la main. Le prêtre ne pouvait reprocher ce geste au lord, lui-même n'avait pas de Familier, mais on lui avait souvent répété ce que l'on ressentait lorsque l'on en possédait un. L'Église définissait les Familier comme un don de Dieu, mais le prêtre soupçonnait parfois autre chose, sans vraiment parvenir à définir son impression.
- Localisation:Appartement du seigneur de Réanark au palais royal
- Heure:Deuxième partie de la soirée